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Sainte-Sévère

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Présentation

 

Motte ovale de 60m sur 40m à la base, entamée au XXe siècle sur sa face Nord, haute de 10 à 15m.

Vestiges du château (XVe siècle) au sommet : grosse tour à six niveaux, effondrée sur les deux tiers de sa circonférence, haute de 18m, partiellement couronnée de mâchicoulis, percée de plusieurs fenêtres, portes et cheminées (certaines murées). Vestiges d'un logis attenant de deux niveaux (mur gouttereau Sud), avec deux baies arrachées, et ébauche d'une tourelle d'escalier carrée.

 

Les rochers abrupts dominant la vallée de l'Indre, non loin de sa source, constituaient un site propice à l'établissement d'une fortification, probablement destinée à surveiller un gué où passait une route venant du Limousin. Attesté dans les années 1050, le castellum de Sainte-Sévère, situé dans une contrée sauvage à la limite méridionale du Berry, appartient alors à une famille de seigneurs locaux, possessionnés entre Berry et Bourbonnais. Parmi eux, Hélie de Sainte-Sévère provoque par ses exactions dans la région une expédition punitive du roi Louis VI le Gros, qui s'empare du château en 1107. Passée à la famille Palesteau, la vaste seigneurie de Sainte-Sévère échut par mariage, vers 1240, à Hugues, vicomte de Brosse. Tombée aux mains des Anglais en 1370, la ville eut à subir un siège resté fameux sous la conduite de Du Guesclin, en 1372, puis un nouveau pillage en 1437. La famille de Brosse en conserva la propriété jusqu'au début du XVIe siècle.

Localisation :

Indre, Sainte-Sévère-sur-Indre

Datation : acte rédigé entre 1051 et 1063, mentionnant l'église de Saint-Paul en Limousin, « prope castellum sanctae severae » (Archives Nationales, L 987 b).

Etat : En ruine, embrousaillé

Accessibilité :

En ce moment non-accessible - Protégé

Prix : -

Horaires et informations :

C'est à elle qu'il faut attribuer l'édification de la « grosse tour », sur l'imposante motte du château primitif (60 x 30 x 15m), laquelle a été élevée au point le plus vulnérable de l'enceinte castrale. Cette tour circulaire haute de 18m, dont des pans se sont successivement effondrés vers 1850 et 1900, était couronnée d'un chemin de ronde sur la moitié ouest de son pourtour, étant accolée à l'est au pignon d'un logis rectangulaire dont il ne subsiste que de rares vestiges. L'absence d'éléments défensifs véritables et l'aménagement confortable des pièces - octogonales - à chacun des quatre étages, avec cheminées et coussièges, font de cette tour une construction attribuable au XVe siècle.

 

Le tracé de l'enceinte du château, s'étendant à l'est de la motte sur environ un hectare, est encore nettement repérable; les seigneurs autorisèrent les habitants à s'y installer, à la fin du Moyen-Age. Jean II de Brosse, abandonnant le logis sur la motte pour une maison seigneuriale édifiée en bordure de la place du Marché, fit élever une nouvelle porte fortifiée sur l'enceinte du château, dotée d'un chemin de ronde sur mâchicoulis et de deux portes charretière et piétonnière équipées de pont-levis à flèches.

 

Le château sur la motte se délabra rapidement, et la grosse tour, dotée d'une horloge au XVIe siècle, servit successivement de pigeonnier et de clocher. Au XIXe siècle, ses vestiges pittoresques, intégrés au parc à l'anglaise aménagé par la famille de Villaines, ont été décrits par George Sand dans ses Promenades autour d'un village.

Guerre de Cent Ans

 

Louis Ier de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère, de Boussac et d'Huriel, tué à la bataille de Poitiers en 1356.

 

Occupation anglaise de Sainte-Sévère (octobre 1370 – juillet 1372), siège et reprise de la ville (mi-juillet-31 juillet 1372) par les troupes françaises conduites par le duc de Berry, le duc de Bourbon, le connétable du Guesclin, le maréchal de Sancerre. Episode bien connu par les chroniques contemporaines (Froissart, Cuvelier, Cabaret d'Orville...).

Pour connaître le récit du siège de la ville voir KERVYN DE LETTENHOVE Joseph (éd.), Oeuvres de Froissart publiées avec les variantes des divers manuscrits. Chroniques, Bruxelles, Devaux/Closson, 1867-1877, tome 8, pp. 154-159.

 

Jean de Berry : le duc passa à Sainte-Sévère, menant une expédition en Limousin, le 15 août 1370, où il entendit la messe et fit un don à sainte Sévère ; il fut présent lors du siège, du 29 juillet au 2 août 1372.

 

Jean de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère, de Boussac et d'Huriel, conseiller et chambellan du roi, maréchal de France, compagnon de Jeanne d'Arc (+ 1433).

 

Rodrigue de Villandrando, seigneur castillan, capitaine d'une compagnie de routiers qui attaqua et pilla Sainte-Sévère en 1437.

 

Jean II de Brosse, seigneur de Sainte-Sévère et de Boussac, vicomte de Bridiers (+1482), capitaine français pendant la conquête de Guyenne dans les années 1440-1450.