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Gargilesse

Présentation

 

Le site de Gargilesse, piton de schiste bordé par la Gargilesse, a connu dès l'époque Gallo-Romaine une utilisation militaire : un certain Gargilius y aurait fondé un Castrum. De cet édifice il ne reste rien. L'Histoire connue débute au VIIIème siècle : les Comtes de Gargilesse y ont édifié un puissant château fort et ont guerroyé sans relâche pour défendre leur fief. La seigneurie passe ensuite dans le lignage des Naillac et relevait de Châteauroux.

 

Dès le XIIe siècle, Hugues de Naillac, premier du nom, rend foi et hommage à André de Chauvigny et le reconnait comme homme-lige. Faute de successeurs directs, la seigneurie de Gargilesse échut par testament à Jean de Prie en 1389, puis à Jean de Châteauneuf, seigneur de Luçay en 1430.

Le site naturellement défendu par les gorges profondes de la Creuse et de la Gargilesse se prêtait à la fortification. C'est le château qui fut à l'origine de Gargilesse dès le Xe siècle. Seigneurs de Gargilesse, les Naillac bâtirent le château et la chapelle (fin XIIe ) et les gardèrent en leur possession plusieurs siècles. En 1650, lors de la Fronde, le château fut pillé et brûlé. Reconstruit au XVIIIe dans un style quasi monastique, il soutient le chevet se l'église.

Localisation :

Indre, Gargilesse-Dampierre

Datation : 

Etat : En partie conservé : Entrée et tours

Accessibilité :

Habité, ouvert à la visite en même temps que la galerie de peinture qu'il abrite.

Prix : 10€ - Exterieurs et village gratuit

Horaires et informations :

OT de Gargilesse : 02.54.47.85.06

La poterne du XIIe siècle flanquée de deux tours espacées d'une ogive au dessus de laquelle se dessinent les coulisses destinées à la herse, sert encore d'entrée au manoir.

Il faut noter que George Sand possédait une petite maison à Gargilesse et appréciait tout particulièrement ce site, qui connaît alors un nouvel essort cet fois-ci dans le domaine de la littérature et de la peinture (Cf. "la vallée des peintres").

Guerre de Cent Ans

- Pierre II de Naillac ( ?-1340), seigneur de Naillac, Gargilesse, du Blanc, Châteaubrun, vicomte de Bridiers et chevalier, fait don, en 1312 à  Pierre de Vimon et Etienne de Sancerre ermites  de l’ordre st Augustin, de terre dans le bourg du Blanc près du cimetière de S. Genitor qui échoit par déshérence. Marié à Héliotte de Prie, il eut trois fils : Pierre ci-après et peut-être Guy et Hugues, chevaliers qui servirent en Berry, Auvergne et Bourbonnais et de la Marche, Pierre duc de Bourbon capitaine des ses pays du 10 juillet  1356 au 1er aout de l’année suivante.

 

- Perrichon de Naillac ou Pierre III ( ?-1372), succède à son père en 1341. Seigneur Naillac, de Gargilesse, du Boschet, du Blanc, Châteaubrun, vicomte de Bridiers, confirme en 1368 le don de son père. Il est d’abord chassé du Boschet pour s’être allié aux Anglais et avoir causé beaucoup de maux. Puis, ce seigneur Bélâbre dont il ne porta jamais le nom paya son attachement aux Anglais. A sa mort Charles V lui confisque Bélabre. 

Il a trois enfants.

1. Pierre

2. Hélion, Chevalier et seigneur d’Onzain. Il y  construit  un château avec son frère Guy en 1383. Participa à la bataille de Rosebecque avec son frère Guillaume. Sa fille Jeanne de Naillac hérite du château d’Onzain et se marie avec Guillaume d’Argenton, chevalier.

3. Guillaume II, ci-après

 

 - Guillaume II (1340 - 1406), seigneur de Naillac, Gargilesse, du Blanc, Châteaubrun, vicomte de Bridiers, Dès 1369, il entre au service du Roi de France. Il s’empare du Fort de l’abbaye de St Savin en 1370 et garde la place forte avec 100 hommes d’armes. Il fait prisonnier, dans un combat près de Bergerac, Thomas Felleton, sénéchal de Bordeaux et chevalier anglais.  Va en Flandre accompagner le Maréchal de Sancerre en juillet 1382 avec 16 chevaliers et 97 écuyers. Il participe à la bataille de Rosebecque en 1382 et part en Espagne par ordre du Roi au secours du Roi de Castille. Alors que de 1358 à 1380, les Anglais occupent "forteresse d'Onzain" en 1380 elle sera apportée en dot à Hélion de Naillac, par Jeanne Guérand, descendante de Guy de Bury. Celui-ci entreprend, avec son frère Hélion, de reconstruire le château en 1383. Il n'y a que la base du donjon qui est encore visible. Il hérita du nom de preux chevalier par ses actions. Lui aussi chambellan du roi en 1395. Il a six enfants qui sont :

1.Philbert, grand prieur d’Aquitaine puis élu grand Maître de l’Ordre  de St Jean de Jérusalem en 1396, meurt en 1441.

2.Hélion, meurt jeune.

3.Marguerite mariée à Gilles de Preuilly,

4.Jeanne marié à Pierre de Giac,

5.Jeanne mariée à Pierre de Brosse, seigneur de Ste sévère de Boussac et maréchal de France.

6.Jean de Naillac, ci-après

 

- Jean de Naillac ( ? – 1428), seigneur de Naillac, de Gargilesse, du Blanc, Chateaubrun, Montipouret, de Mondon, vicomte de Bridiers. Sénéchal du Limousin en décembre 1427 (le 4 ?, suite à un procès ?). Il est pourvu par le roi Charles VII grand Pannetier de France en 1428. Meurt la même année à la bataille des Harengs le 12 février, il n’a pas d’héritier. Il y participa avec son beau-frère, Jean de Brosse.

 

-Jean de Prie, seigneur de Gargilesse.

-Jean de Chateauneuf, seigneur de Gargilesse.