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Brosse

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Présentation

 

Sur un méandre formé par le ruisseau le Bel Rio, un affluent de l’Anglin, la forteresse de Brosse occupe un éperon rocheux naturel sur la rive gauche dont l’altitude s’élève à 201 mètres.

Le château de Brosse, castrum quod Brucia dicitur, est mentionné en 974 par le chroniqueur aimoin de Fleury. Giraud, seigneur de Brosse et d’Argenton est un descendant des vicomtes de Limoges. La puissante forteresse est située à l’écart du chef-lieu de paroisse (Chaillac) et des grandes voies de communication. Les vicomtes de Brosse occupent le site jusqu’au début du XIVe siècle.


Lorsque Jeanne de Brosse dernière héritière de ce lignage épouse André de Chauvigny, puissant baron de Châteauroux, ils abandonnent la forteresse en 1322. L’importance du site stratégique et son rôle militaire au début de la guerre de Cent ans sont confirmés par Froissart lors de la conquête de la ville de « Bruese » en 1369.

Localisation :

Indre, Chaillac

Datation : Xe siècle, castrum quod Brucia dicitur

Etat : En ruine.

Accessibilité :

Privé

Prix : -

Horaires et informations :

Guerre de Cent Ans

En 1369, au début des hostilités, Guy II de Chauvigny rejoint le roi de France et lui promet fidélité. Courroucé par cette décision, le sénéchal du Poitou, James d’Audelée réunit barons et chevaliers afin de marcher sur les terres de Berry pour punir cette outrageante conduite.

 

Guy de Chauvigny est à Paris lorsque le sénéchal du Poitou et ses compagnons ravagent les campagnes berrichonnes et s’arrêtent à Brosse. Les chevaliers anglais et poitevins donnent l’assaut dès leur arrivée mais sont repoussés. Toutefois, la « ville » leur semble prenable et ils ne veulent pas rester sur un échec.

 

Le lendemain, samedi, tous les hommes d’armes, rangés par compagnies lancent leur assaut qui dure toute la journée. Malgré une défense opiniâtre, les ennemis pénètrent dans la ville. Ils font prisonniers les hommes du vicomte : ils en pendent seize dans leurs armures. La forteresse est pillée et démantelée puis les vainqueurs se retirent à Poitiers.

Sources :

KERVYN DE LETTENHOVE Joseph (éd.), Oeuvres de Froissart publiées avec les variantes des divers manuscrits. Chroniques, Bruxelles, Devaux/Closson, 1867-1877, tome 7, pp. 351-354.